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Ma bagnole de rêve

Publié le par Lucy

 

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Ma  bagnole de rêve

 

Ma contemplation me fige, je tisse une relation avec cette Traction si belle,

Son admirable carrosserie enténèbre mes pensées de la squatter  pour un instant  

Elle tousse grassement  et fait ronfler son moteur pour se confier à sa manière,

Je veux avec joie biffer ma vie et partir avec elle pour la route vers le levant

 

 Elle aime s’abreuver d’essence et dialogue pour faire bouger les sièges,

Je me plante devant ses feux et lui demande de partir avec moi en vacances

Ses phares jettent un regard circulaire,  je cours autour d’elle très  inquiète,

Je veux partir avec elle puis tire sur la portière pour m’installer au volant

 

 La poignée grince,  je surmonte une appréhension que j’assume très fière,

La porte se détache avec violence au grand soulagement de ma pauvre charpente

Mon objectivité m’incite à demander au véhicule d’amorcer la première vitesse,

Je m’aperçois qu’elle ne peut rien ne faire, le volant est incurvé de l'avant

 

En fait, mes arguments sur ces vers me sont inspirés par cette voiture si vieille,

Une causerie avec elle m'incite à écrire une histoire un peu extravagante  

J’aime les voitures de courses, les rallyes et la vitesse ne m'est pas étrangère

Je réfléchis sur cette auto au langage attendrissant dans mon poème étrange

 

Lucy

 

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Saleté de vie pour lui

Publié le par Lucy

 

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Saleté de vie pour lui

 

  Un regard tristement angoissé en passant, sur cette vie qui la malmené,

Un ciel menaçant gronde de rage puis le couvre délicatement  pour le protéger

Chienne de vie pour les sans- emploi et les jeunes qui s'écroulent terrassés,

Bravo, et coup de sifflet pour les sociétés à fric qui ne veulent pas les embaucher

 

  Quel est l'avis des fricards, et des passants pressés qui n'osent pas l'approcher,

Faut-il que son cœur s'arrête de battre pour qu'ils puissent le regarder

Triste vie pour ce garçon auquel je suis allée rendre visite le premier jour de l'été,

Un Frigidaire vide, un petit chat apeuré et une solitude que j'ai du mal à accepter

 

  La société est un assassin seulement pour ceux dont le visa est dépassé,

Certains autres se suicident car dans leurs emplois ils sont harcelés

Une éponge, ou de la peinture blanche pour les effacer, écroulés sur le pavé,

Où allons-nous dans ces emplois où nous sommes nous-mêmes menacés ?

 

  Faut-il se masquer le visage pour avoir une conscience pure et non altérée,

Il y a toujours de plus en plus de nuits dans leurs vies qui se trouve matraquée

Une ambulance active ses sirènes dans cet endroit sinistre pour le ramasser

Les badauds attardés prennent le temps de s'arrêter pour attiser leurs curiosités 

 

 

Lucy

 

 

 

 

 

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La violente clarté

Publié le par Lucy

 

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La  violente clarté

 

Perpendiculaire et instable dans ma position, je fixe la lumière éclatante,

Regard ébloui, et appareil photo en main, je crains d'écouter le vent

Je scrute avec insistance cette maison avec un zèle minutieux et déconcertant,

Quel est le mystère insolant qui colle à ce béton grisâtre fissuré par le temps

 

Les fenêtres hautes grincent au souffle Léger d'un vent insidieux et mécontent

Je sens un silence lourd dans cette maison réhabilitée par ses défaillances

Ses volets bleus attisent les contrefaçons du béton grincheux et peu avenant,

Mais pourquoi la décortiquer pour traverser ses murs vibrants au temps

 

La joie au cœur je suis  fière d’avoir observé cette maison dans ma conscience,

Ses fantômes me suivent lentement, leurs pas sont lourds sur le gravier crissant

Je les cerne et la rue me protège dans l’avenue où les amoureux s’épanchent,

Criard, le maraîcher fait la promotion de ses légumes à un  prix exorbitant

 

Lucy

 

 

 

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Mal à crever

Publié le par Lucy

 

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Mal à crever

 

Elle se terre dans un métro, car la drogue est sa faiblesse,

L’ambiance de faïences blanches l’emprisonne, le noir est absent

La rouille attaque son cœur et ensevelit ses plaintes pour la jeter à terre,

Les vers seront dans ses vêtements si elle ne se relève pas à temps

 

 

Elle est seule dans son malheur et mon regard se tourne vers elle,

Je l'observe plus loin et je vois son  désespoir la saisir au-dedans

Mon Dieu, lui dis-je,  aide- moi à saisir ton  secret, si jeune tu es,

Je me reconnais en elle, adolescente dans cet espace froid et blanc

 

 

Incohérente dans son comportement, j’essaie de tuer sa tristesse,

Tant qu’il pleuvra dans la poitrine des enfants mon cœur sera gémissant

Assise près d’elle à terre, je sens un état de violence et de haine

Je chante doucement à son oreille et l’écho me berce comme une enfant

 

 

Lucy

 

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Décisions du jour

Publié le par Lucye

 

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   Décisions du jour

 

Prendre des ailes multidimensionnelles pour filer très vite en ville me balader,

Saisir mon sac à dos bourré de trèfles à quatre feuilles pour manigancer ma journée

Tenter d’oublier cette  spiritualité démesurée non reçue, qui écrase mes années,

Me parfumer d’ambre pour affoler les affluences qui me suivent dans la foulée

 

Envelopper avec soin mon bonheur qui jamais ne s'éteint dans ma robe chiffonnée,

Prendre mon ordinateur pour le cacher dans un endroit où l'accès sera fermé

Rayer ce qui m'emprisonne, et permettre à ma vie des règles évidentes pour créer

Dire non à des fadaises et toutes phrases mal comprises pour ne pas me faire invectiver

 

Ne plus pleurer sur des vacances non prises depuis des années, une éternité,

Foncer sur mon Art maintenant que mon manuscrit est en voie d’être publié

Compter sur mes doigts les invitations de ma rare famille pour m’aérer cet été,

Ne pas éteindre mon bonheur dans le voyage de mon esprit qui me poussent à créer

 

Ma folie de l’instant est mon clavier où je pianote pour vous offrir mes pensées,

Je vais me balader, et m’offrir un ciné ou une sortie que je veux déjantée

M’asseoir à une terrasse, ou suivre les gens pour faire des croquis sur mon cahier

Accompagnée ou isolée, je suis loin d’abandonner, car mon destin est mon calendrier

 

 

Lucy

 

 

 

 

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La porte celée

Publié le par Lucye

 

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La porte celée

 

Un silence spectral entoure de mystère ce mur blanchi,

Le dos collé au mur, j’observe avec méfiance les alentours

J’entends le souffle de mon espérance geindre avec ennui,

Une porte celée contrecarre mon envie d’attendre son amour

 

Un ciel lourd adoucit le contour de cette demeure vide,

J’entends avec délice un chant langoureux venir de la route

Je m’extirpe, assoupie contre ce mur fade à l’allure indéfinie,

Et force les serrures rouillées de cette porte sans pourtour

 

 Au regard de ma vie mais qu'est-ce que je fais ici,

À l’attendre en vain vers ce lieu peuplé de cris de coucous

Je repars par la route désertique où les demeures se figent,

En courant, je chante ma liberté de mes amours sans tabou

 

 Le silence est flagrant dans ce village aux contours aplatis,

Une seule demeure attire mon regard assombri par son retour

Je cavale en flèche vers mon lendemain et retourne dans mon nid,

Là où j’élève mes ambitions et les interprète dans mes rêves les plus fous

 

Lucy

 

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Le remous des invisibles

Publié le par Lucye

Licorne

Le remous des invisibles

 

 

Une sinistre ambiance règne en maître sur ce port jonché de détritus,

Ma marche est difficile, je roule sur les cailloux où je sens une présence

L'agonie d'un épervier traverse les airs, il tombe en piqué sur un rocher pointu,

Mes yeux brûlent, j’entends le hululement des oiseaux nocturnes dans le néant

 

Je suis perdue sur cette terre sans patrie, mon cœur geint, je tombe et culbute

Je rentre dans une nuée bleutée de compassion, je souffre de mes pieds en sang.

Des formes tournoient dans les nuages nocturnes privés de silhouettes impures,

Elles me narguent, et  m'envoient leurs ombres ténues qui percutent les vents 

 

Je m'assieds sur la terre, bien décidée à affronter ces éléments où je chute, 

L'odeur du soufre dans l'aurore de ce port, active ma plume sur l'île montante

Une licorne surgit et trempe sa corne  dans une flaque boueuse et accrue, 

Je me lève agitant les bras vers l'univers en hurlant halte à ce ciel dément.

 

 L'espoir fait surgir une gazelle qui se couche près de moi et me conte sa venue,

Passagère à mes yeux éblouis, son élégance de couleur sable m'enchante

Des oiseaux du ciel piquent vers nous pour écouter mon histoire déchue,

 À vivre pour les passionnés de lettres, pour écrire leur vie en roman

 

Lucy

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Gospel Night

Publié le par Lucye

 

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Gospel Night

 

Entendre sa voix.

 

Dans mon long trajet, au vent du matin, je crie,

Pèlerin, je t'en pris, arrête ta marche, engage-moi

Au son sonore des trompettes passe un roi,

Viens, tu es ma courtisane, j'ai affaire avec toi !

 

  Dans la ville, au soleil endormi, je guette,

Villageois s'il te plaît, ouvre ta porte, engage-moi

Alourdit par sa charge d'or, le marchand s'avance vers moi,

Viens, tu es mon associée, je te veux riche, tu as le choix

 

  Que faire de cette richesse, je détourne mon regard,

Dans le jardin couleur d'amour, j'attend sous une fenêtre

Je crie,  vieille homme, ouvre ta croisée, engage-moi,

  Je vois un regard sombre apparaître dans toute sa beauté

 

  Je te prends pour chevalière, ton sourire me plait,

Il est vieux,  je détourne mon regard.

Sur une plage de sable doré de lune, j'écoute la chanson de la nuit,

  Je filtre le sable entre mes doigts, un enfant me regarde et sourit

 

  Viens, je t'engage sans rien en échange, car je suis là pour toi,

Je tourne doucement mon visage sur lui, et mes larmes coulent d'émois

  Une fine brise me pousse vers cet ange nimbé de joie

 

 

  Lucy

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